"N'oublions pas d'être heureux" comédie de Marie Ducceschi

Rencontre avec Isabelle Parsy et Cristelle Ledroit

 

Pasquale D'Incà qui est le seul homme de la pièce, n'étant pas là aujourd'hui, honneur aux dames !

Pouvez-vous me parler de votre première rencontre ? Est-ce que vous aviez déjà joué ensemble ?

Isabelle Parsy : En fait nous nous sommes rencontrées sur une pièce qui s’appelait « le chalet de l’horreur de la trouille qui fait peur », on a joué cette comédie policière pendant 4/5 ans. Mais je ne connaissais pas Pascale D’Incà avant de commencer à répéter « N’oublions pas d’être heureux ». Par contre, Cristelle le connaissait déjà.  L’auteure Maria Ducceschi, est une amie, j’ai déjà joué dans une de ses pièces il y a deux ans et là, elle a voulu m’écrire une autre pièce et elle a proposé le deuxième rôle à Cristelle. Ensuite elle a vu Pasquale dans une pièce qui s'appelle "accalmie passagère ", elle a adoré son jeu. Ce qui est drôle c'est que Cristelle et Pasquale avaient envie de jouer ensemble depuis longtemps donc c'est tout naturellement que nous nous sommes lancés dans l’aventure.

 

Pouvez- vous me parler de vos rôles respectifs ?

I.P. : Mon personnage a beaucoup de folie, cette femme est une battante, elle mène la baraque. Contrairement au personnage qu’interprète Christelle dans la pièce. Je suis le cerveau, et Christelle les jambes ! J’encaisse l’argent, je manage et je gère notre petite entreprise.

 

Cristelle Ledroit : Et c’est moi qui m’occupe des clients, en les séduisants pour récolter des informations et les piéger.

 

 

 

Vos personnages ont tous un grain de folie à différents degrés ?

C.L. : Oui effectivement.

 

I.P. : C'est clair !

 

C.L. : Il y a une espèce de perdition de ces personnages, qui sont tous abîmés, marqués, désillusionnés, par leurs relations, leurs amours, …. C’est un tout, ce qui fait, qu’un jour ces deux femmes se sont rencontrées sur un pont, au bord du suicide, complètement perdues. Elles ont commencé à se raconter leur histoire de paumée et puis elles se sont dit « vengeance » ! On va s’en sortir, maintenant on va leur faire payer ! Ce n’est pas seulement une relation amicale qui est née de ce désespoir, elles ne sont pas seulement deux associées, elles deviennent de vraies amies qui se soutiennent.

 

I.P. : Oui ce sont des amies soudées, elles ont souffert de l’abandon et ont peur que cela recommence si l’une d’entre-elles partait.

 

Le succès était au rendez-vous pour cette première, est ce que vous avez déjà des dates de rentrée, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de vous voir ? 

I.P. : Nous sommes au Festival d'Avignon du 5 juillet au 27 juillet pour le moment.

 

Avez-vous des projets autres que cette pièce ?

I.P. : Oui, je continue de jouer "La belle-mère" et "La belle-mère 2"

 

C.L. : Je fais beaucoup de voix off pour des documentaires et spots publicitaires pour la télé et radio, sinon j'ai un projet sur Nantes car je suis originaire de Nantes,  mais je ne peux pas encore en parler.

 

Propos recueillis par Delphine Grillet-Aubert